CTI ou pas CTI, là est la question...
openQCM | Les « pipes » un super service web ! » [493] lecturesIntroduction :
Depuis un certain nombre d'année la notion « d'ingénieur »
dans le domaine de l'informatique à énormément évolué. En
particulier les formations. J'expose ici mon point de vue d'ingénieur
(voir mon CV),
ainsi que celui d'enseignant (prof' d'info' à l'ESIEA).
Il s'agit d'une vue personnelle, que je sais être partagée par un
certain nombre de gens, mais cela n'en est pas moins qu'un avis. Donc
n'hésitez pas à donner le votre en commentaire... 
Quelle école d'ingénieur ?
Voici une question qui revient souvent, et en particulier sur les salons où on peut rencontrer des jeunes (et leur parents) à la recherche d'une école...
« Quelle école d'ingénieur », sous entendu : « pour faire quoi ? », évidemment la 1er réponse sera : « pour trouver du travail », ce qui nous amène à «quel travail ? » (et quel salaire ?…)
Aujourd'hui sur le marché de la formation vous pourrez trouvez de tout, du plus sérieux jusqu'à la franche arnaque. Mesurer le sérieux d'une formation est finalement assez facile :
regarder depuis quand l'école existe (je ne suis pas contre la notion de nouveauté, mais dans la formation, l'expérience est vraiment un avantage...)
les accréditations (CTI : Commission des Titres d'Ingénieur, etc...)
une école basé sur une association à but non lucratif (loi 1901), il y en a encore quelques unes (dont nous
) est un
meilleur gage de sérieux qu'une école qui est directement une
entreprise (dont le but 1er est de faire de l'argent).regardez au delà du 3 ième lien sur google pour voir ce que les gens disent de l'école en question.
Etc...
En général, la vrai question qui taraude les jeunes et leur parents (même si ils ne le formule pas directement ainsi) est plutôt celle-ci :
Faire une formation « facile » (avec peu d'efforts et peu de risque de redoublement) ?
… Ou faire une formation réputée plus « dur » mais aussi plus complète...?
Bien souvent dans les forums de discussion sur le sujet de l'orientation on voit ce questionnement se poser sous la forme « je voudrai faire l' école XY » mais je ne suis pas sûr d'avoir le niveau en math ou physique, … Et bien souvent , juste après est demandé un avis sur une école n'ayant pas la CTI (donc pas une « vrai » école d'ingénieur)... Sous entendu que ces écoles sont bien moins exigeante sur les matières scientifiques (et c'est assez vrai)...
Je ne vais pas vous répondre directement en vous disant ce qui
est le mieux, puisqu'il s'agit d'une question qui dépend de
motivations personnelles. De plus il se trouve que le groupe ESIEA
comme d'autres vrais écoles d'ingénieur a aussi un centre de
formation d'ingénieurie, In'tech
INFO. L'objectif est de fournir une offre de formations
alternative pour ceux qui sont réfractaire à l'enseignement
classique, cependant il est clair qu'il ne s'agit pas d'un « vrai »
diplôme d'ingénieur, et le nom de l'école elle même l'annonce
In'Tech, il s'agit plus de technicien de l'informatique.
J'espère vous éclairer sur « comment en est-on arrivé
là »... Car à la base c'est quand même étonnant cette
prolifération de centre de formation « d'ingénierie »
dont certaines essayent de faire croire qu'ils sont de vrais écoles
d'ingénieurs, alors que ce n'est pas le cas... Je trouve que c'est
un peu comme si il y avait des centres de formation d' « aides
soignant » qui laissaient croire qu'il délivrent des diplômes
de médecin, cela éclaire un peu sur l'étrangeté de la
situation... 
Il faut donc d'abord expliquer pourquoi et comment on en est arrivé à ce « paysage » composé de vrais écoles d'ingénieur, et d'école de « techniciens » en 5 ans, dont certaines laisse planer le doute sur la nature exacte du diplôme qu'ils délivrent...
Comment en est-on arrivé à avoir tant d'école d'ingénieurIE ?
Tout d'abord il faut comprendre que cela est du au domaine : l'informatique. Qui est un domaine à la fois ancien (et donc qui à déjà fait plein de progrès) et nouveau (qui est encore en changement permanant).
L'informatique un métier maintenant « ancien »
Je vais faire un parallèle avec l'industrie automobile : les 1er garagistes devaient comprendre comment marche un moteur et avoir de vrais notions de mécanique, car les réparation nécessitaient d'aller vraiment au fond du moteur. Au début de l'informatique c'était pareil, un bon bagage scientifiques était primordial, car il fallait avoir une compréhension complète du problème puisqu'il fallait tout faire depuis la base...
Maintenant, les garagiste ont des procédures toutes faites pour faire les différentes opérations, et il est possible que le garagiste n'ai aucune idée de l'utilité réelle de l'huile qu'il vidange et encore moins de pourquoi il faut le faire. Il sait pourtant le faire et même très efficacement (rapidement), mais son métier en est bien moins intéressant.
En informatique c'est un peu pareil, beaucoup d'activité de l'informatique (faire des sites web, de l'informatique de gestion, etc...) il suffit de suivre des procédures toutes faites, utiliser des logiciels qui automatisent tout. Pour résumer, quand il y a un problème c'est qu'on a mal lu la documentation du logiciel utilisé, et bien souvent la solution au problème est dans ce fameux manuel. Dans le plus compliqué des cas une recherche sur google avec le message d'erreur, permettra de tomber sur un forum où quelqu'un à déjà eu exactement le même problème, et donc de trouver donc la solution.
L'informatique est une industrie assez « ancienne » aujourd'hui, on est rarement le premier à identifier un problème ou avoir une idée... De plus l'informatique est bien souvent un support à une autre activité industrielle elle aussi assez ancienne. Pour beaucoup aujourd'hui l'ingénieurie informatique n'est plus vraiment de la science. De la même manière qu'un garagistes aujourd'hui n'est plus vraiment un mécanicien...
L'informatique un métier « récent »
C'est un métier récent dans le sens où là majeur partie de ces utilisateurs (surtout dans le domaine professionnel, et encore plus chez les décideurs) n'ont pas réellement eu de formation dans le domaine, et n'ont été en contact avec l'informatique que tard. Contrairement aux jeunes actuel qu'on appelle souvent les « digital native » : ceux qui sont nés après les débuts d'internet, et pour qui cela à donc « toujours existé ».
Ce qui veux dire que les entreprises dont l'informatique n'est pas le métier principal (ça en fait un paquet pour pas dire presque toutes) : n'y comprennent rien!
C'est la raison pour laquelle il y a une demande massive de la part de ces entreprises pour embaucher des « informaticiens », ou au minimum payer une prestation, auprès de Société de Service en Ingénieurie Informatique (SS2I) pour couvrir leurs besoin croissant dans ce domaine.
Si je continue l'image de l'industrie automobile et de l'informatique, vous comprendrez par exemple qu'une entreprise de transport n'aura aucun mal à choisir le type de camion qu'elle doit utiliser ou les stratégies de maintenance à mettre en place. Tout simplement parce que les décideurs trouverons les compétences nécessaire en interne, et qu'il s'agit là de problème concrets. Par contre si il s'agit de choisir un nouveau système informatique... Là c'est plus compliqué car ce n'est pas le métier des décideurs, l'informatique ne leur est pas familière, et les problématiques sont abstraites... Ils sont donc obligé de faire appel à des « consultants » et autres société de service, dont évidement il se seront pas à même de juger leur compétences...
Donc maintenant Ingénieur en informatique, c'est facile ?
Cela découle des deux points précédents à la fois « ancien » et « récent » le métier d'informaticien est un métier de plus en plus « facile » et où les clients ne comprennent rien.
Les entreprises en manque d'ingénieurs en informatique ont commencé alors à embaucher des « ingénieurs », bien moins calé en science que de « vrai » ingénieurs, mais qui font quand même ce qu'on leur demande, car ce qu'on leur demande est aujourd'hui plus facile : car l'informatique à beaucoup progressé.
Seul le terme ingénieur est un vrai « titre », ainsi les école n'ayant pas le droit de délivrer ce genre de diplômes ont donc souvent recours à un vocabulaire flou, ou le mot ingénieurie est utilisé, car il est tellement proche visuellement et en prononciation qu'on comprend le mot ingénieur tout simplement. Les écoles les plus honnêtes utilisent en général le terme « tech » dans leur nom pour bien signaler qu'il s'agit plus d'une formation de techniciens, et bien souvent elle sont dans un groupe qui possède aussi une vrai école d'ingénieur. Certaines écoles se permettent par contre de d'utiliser directement le terme ingénieur, franchement qui va aller vérifier et qui va aller leur taper sur les doigts...? Au vu du nombre et surtout de la visibilité de certaines écoles pratiquant ce mensonge, je pense que les vérifications ne sont pas nombreuses...
Je vais donc utiliser le mot « presque-ingénieur» pour les qualifier : dans l'idée cela veux dire que cela ressemble au concept d'ingénieur (et qu'on peut même s'y tromper) mais qu'il y a une différence. Je n'utiliserai pas le terme technicien car ces formation sont justement peu poussée techniquement et scientifiquement, et la formation qui y est dispensé va au delà de la simple technique (en particulier sur de la formation humaine, voir plus bas).
Des centres de formations de « presque-ingénieur » se sont alors mis à pousser un peu partout... Car cela devient une super affaire :
Il est très facile de diplômer les étudiants
faire des sites web ou de l'informatique de gestion est aujourd'hui très facile, des logiciels le font...
Une partie des jeunes d'aujourd'hui, fan d'informatique, savent déjà faire des sites web avant même de commencer leur formation !
Exit les math' et la physique, pour faire cela il n'en est aucunement besoin. (et c'est souvent pour cette raison que ces écoles n'obtiennent pas la fameuse CTI)
Certaine écoles poussent le vice jusqu'à faire faire les cours par des étudiants : les étudiant de niveau N on pour prof des étudiants d'année N+1...
Voir ce blog détudiant :http://experience-supinfo.blogspot.com/2009/11/nominations-des-futurs-professeurs.html
Il est étonnant de voir que cela ne le gêne absolument pas...
C'est pourtant fortement discuttable puisque les frais de scolarité sont cher, et ne servent pas à payer de vrais profs, mais « ça fonctionne » car finalement ce que demandent les entreprises à ces « ingénieurs », est assez basique...
Il est très facile de trouver un emploi en informatique, il y a beaucoup de besoins et les clients ne comprenant pas le sujet, il est donc très facile de les « enfumer ». En pratique les jeunes diplômé n'ont même pas à le faire. Ils sont souvent embauchés par des SS2I (Société de Service en Ingénieurie Informatique) peut regardantes, qui ont des commerciaux qui le feront pour eux ...
On ajoute à cela une bonne rémunération. Il devient alors évidement que ces centres de formations s'en mettent plein les poches, et n'ont aucun mal à recruter, la formation est facile et les salaire de sortie plus que corrects.
Mais alors pourquoi les salaires ne baissent pas ? Et pourquoi les diplômes de techniciens (BAC+2) ne remplace pas ces « presque-ingénieurs » ?
La réponse est double :
« tension sur le marché », en clair es entreprises sont en manque d'informaticiens, donc « mécaniquement » leur salaire se maintient.
Ignorance des employeurs (on l'a vu plus haut, ils ne comprennent pas l'informatique pour la plupart.)
Il y a une baisse de « sérieux » des jeunes dans leur ensemble. Ainsi les entreprises préfèreront un ingénieur (« vrai »(CTI) ou pas) à un BTS pour le sérieux, pour la maturité, pas pour la connaissance technique (qu'ils seraient bien en peine de mesurer...
). Le « sérieux » est
une chose assez facile à développer, il suffit d'être un peu
stricte sur les rendus de projets, virer les étudiants vraiment
trop « glandeurs » et forcer les étudiants à faire
quelques activités extra scolaire pour les « dégourdir »
un peu, et l'affaire est faite. Sur une formation de 5 ans c'est
faisable bien plus aisément que sur une formation de technicien en
2 ans... Donc en cela, les BAC+5 seront plus apprécié en
entreprise...
Donc l'intérêt des entreprises pour ce genre de formations se maintient, et ça va pouvoir durer encore un bon moment.
Donc être "presque-ingénieur" aujourd'hui c'est facile et ça rapporte?
Pas si simple...
Il n'y a pas de magie les entreprises s'y retrouvent aussi, voici leur technique :
embaucher des jeunes diplômés « presque-ingénieurs » (moins cher de « vrais » ingénieurs »)
les faire bosser à fond pendant ~5 ans : le temps de validité de leur compétences.
une fois leur obsolescence arrivé (les technologies se renouvellent presque complètement sur une telle période), il y a 2 possibilités :
Les plus aguerris pourront devenir commerciaux ( pour aller « vendre les petits jeunes » aux entreprises clientes), devenir manager ou chef de projet . Mais ce n'est pas gagné car on les nommé « chef » à cause de leur « obsolescence »...
Notez que comme il existe des écoles de commerce dont c'est le métier, il est évident qu'on parle ici de commercial « de seconde zone ». Les commerciaux « reconnus », sortent d'une école de commerce, pas d'une école d'informatique...Puisqu'il n'y a besoin que d'un commercial ou chef de projets pour plusieurs ingénieurs, la plupart sont remercié tout simplement, ou bien on les aide fortement à comprendre qu'on a plus besoin d'eux en ne leur proposant aucune évolution de poste.
Bien sûr il y en qui s'en sortent car ils ont une vision plus globale de la situation et comprennent alors l'intérêt de « se mettre à jour » et d'élargir ses compétences mais ce n'est pas facile, surtout si au départ ils ont été séduit par une formation visant la facilité...
Mais alors ils servent à quoi les « vrai » ingénieurs en informatique ?
Malheureusement pour certain, ils font la même chose que les « presque-ingénieurs » car le marché de l'informatique d'aujourd'hui envahi par les besoins d'industries dont ce n'est pas le métier premier. L'informatique , pour beaucoup, est un service à d'autres industries. Cependant les vrais ingénieurs s'en sortent globalement mieux car ont un esprit d'abstraction mieux entrainé, ce qui leur facilite l'acquisition de nouvelles compétences, et leur permet d'avoir une meilleur vision du marché.
Mais il y a aussi bien sûr des entreprises parfaitement compétentes en informatique et qui savent donc mesurer les compétences des gens qu'ils embauchent, cependant ce ne sont pas les plus nombreuses. Les jeunes diplômes (« vrai ») ingénieur, ont donc parfois un peu de mal à trouver des postes « à leur niveau » car les offres d'emploi intéressantes sont noyées dans les offres des SS2I et autres industries simplement utilisatrice de l'informatique...
Quand on regarde où vont les étudiants les plus brillants on voit qu'ils ont eu raison de faire un effort pendant 5 ans car ils ont des postes très enviables :
Une ribambelle de nos jeunes diplômés sont chez Google , aux USA.
Le ministère de la défense, vient chercher chaque année des stagiaires, dont certain y feront leur 1er emploi, dans les labo de la DGSE, ou ailleurs.
J'ai assité à une soutenance de fin d'étude extrêmement intéressantes , (je ne peux malheureusement pas en parler ici pour des raisons de confidencialité
). L'étudiant à été
embauché en CDI et travaille actuellement dans L'unique centre de
recherche et développement d'apple en France.Nombre d'étudiants se passionnent pour la recherche et continuent leur formation par une thèse
Pour ma part, j'ai eu la chance de pouvoir même aborder d'autres sciences comme la biologie (en faisant du « datamining » pour une entreprise de biotechnologie), et je fais aujourd'hui de l'enseignement, de la recherche et même de la création d'entreprises avec des étudiants.
Certain créent leur propre entreprise
actinove : création de matériel d'accessibilité pour personnes handicapées à partir de matériel de jeux vidéo :
http://professeurs.esiea.fr/wassner/?2009/06/24/234-camra-pilotable-par-le-mouvementfeedbooks : http://www.feedbooks.com/ dans le domaine du « livre électronique »
...
Pour résumer avec un « vrai » diplôme d'ingénieur on peut se permettre d'être plus exigent sur son travail et donc y trouver plus de motivations. Je pense sincèrement que les ingénieurs que je viens de citer on plus facilité à se lever le matin pour aller travailler, qu'un ingénieur de SS2I, qui va aller « faire du site web » ou la gestion des cartes de cantine d'une entreprise... Or le vocabulaire courant les appelle tous « ingénieur », pourtant il ne s'agit pas des mêmes métiers ni des mêmes compétences...
Conclusion
Pour faire court :
Une école d'ingénieur non-CTI : attention au long terme, des débuts en fanfare peuvent masquer, une carrière difficile. Privilégiez alors les écoles qui assument le fait de ne pas avoir la CTI, et pensez à la formation continue....
Une vrai école d'ingénieur (avec CTI), vous assurera mieux une carrière sur le long terme, même si ponctuellement vous pourrez peut être un peu « suer » sur des math ou de la physique...
J'espère vous avoir éclairé sur la différence entre les « vrai » écoles d'ingénieur et les « fausses ». Mon but n'est pas ici de dénigrer les écoles « d 'ingénieurie » qui donnent un métier à des millier de gens, mais les efforts marketing de certaines à se fondre aux vrais écoles d'ingénieur, ainsi que la baisse d'exigence des industries à amené à des confusions très dommageables.
C'est d'ailleurs un des moyens d'identifier les bons centres de formation en « ingénieurie » : ceux qui assument la formation qu'ils dispensent et n'essayent pas de se faire passer pour une « vrai » école d'ingénieur...
Mon but était ici de clarifier la situation, j'espère l'avoir atteint, et si ce n'est pas le cas n'hésitez pas à poster vos questions ou remarques en commentaire...

Commentaires
Le vendredi 22 janvier 2010 à 19:59, par Louis Chabardes
Tres jolie réfléxion, (dommage qu'elle soit difficile à lire à cause de la mise en page). J'ai eu l'occasion de débattre de ce sujet à plusieurs reprises avec des camarades/collègues de l'ESIEA ou d'autres écoles. Je pense que le problème vient fondamentalement du fait que l'industrie du logiciel est quasiment inexistante en France. 95% des besoins en compétence informatique proviennent, comme tu l'as analysé, des SSII. Je vais surement te paraitre aigri et réducteur, mais les SSII n'ont effectivement pas besoin de vrais ingénieurs pour compléter les prestations qu'elles fournissent. L'industrie des services informatiques en France est un milieu où paraitre compétent est la seule chose qui compte. Forcément, vendre du temps de diplomé BAC+5/ecole d'ingenieur est beaucoup plus lucratif que de faire des prestations BTS. Le systeme est poussé a l'extrème, dans le sens ou 80% des diplomés d'écoles d'ingénieurs sont embauchés en SSII à la sortie de l'école, suivent littéralement 3 jours de formations sur X et Y, et sont proclamés Consultant junior sur logiciel X ou Y. Si il existait une culture de l'innovation, des vraies enterprise créant de vraies produits/logiciels, les besoin seraient très différent. Assembler des briques de Java pour mettre à jour la vingtième version du back-office d'une banque lambda, ce n'est pas digne d'un diplomé d'école d'ingénieur. Les seules boites qui sauvent la mise en France, sont celle du domaine de l'armement: Thompson, Thalès, etc. Et encore, combien de camarades, m'ont rapporté bosser dans ces boites la, pour me décrire que leur unique travail consiste à pondre des spécifications logicielle et les envoyer au pisseur de code en Inde. Tout le système est à refaire. Je vais passer pour un parano de la théorie du complot, mais: -si les écoles d'ingénieur cessaient de promouvoir les SSII comme la voie royale à la sortie de l'école. -si les programmes cessaient de donner une image de l'informatique comme une sous matière nécessaire au maintien de initiales du nom de l'école. Pour avoir eu des échos de tes cours et programme, je pense que ca va dans le bon sens par rapport à l'époque où j'étais à l'école (ou en tout et pour tout, en sortant, nous avions des rudiments de C, des bribes de java, et c'est pratiquement tout). -si on cessaient en France, de considérer le programmeur comme le bas de l'échelle professionel (lire le très bon coup de gueule:http://www.simpleentrepreneur.com/2010/01/19/degage-sale-programmeur/ ), et qu'on arretait de faire miroiter aux élèves qu'ils deviendraient "manager", décideur, et que coder n'est pas important pour s'en sortir... Peut etre que l'attrait sincère pour les métiers d'ingénieur en Informatique rendraient les choix entre écoles d'ingénieurs et écoles d'ingénierie plus facile ....
Le samedi 23 janvier 2010 à 12:21, par Hubert WASSNER
Merci pour ce commentaire, avisé et réfléchit... C'est vrai un peu pessimiste, car en cherchant bien on trouve quand même des boulots très intéssants, quitte parfois à s'expatrier
, ou d'aller s'interesser à des sciences hors de l' I.E.A...
Pour les autres lecteur il est peut etre utile de signaler que tu bosses chez google au US...
Le lundi 25 janvier 2010 à 20:40, par Inferno625
pourrais-tu décrire ton parcours professionnel et post-bac parce que ça serait intéressant s'il-te-plaît ? mon email si tu veux :inferno625atrocketmailpointcom
Le lundi 25 janvier 2010 à 23:10, par Hubert WASSNER
(@inferno625) Voir la catégorie qui suis-je, en haut de cette page.
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